Alcool et inflammation
Il fait beau, il fait chaud.
Et c’est souvent l’heure de l’apéro.
Mais l’alcool et ses métabolites peuvent provoquer une inflammation intestinale, qui elle-même peut entraîner des dommages organiques et des troubles chroniques.
On le sait aujourd’hui : toucher à l’intestin, c’est affecter de nombreux systèmes du corps humain et perturber son équilibre global, de la digestion à la production des neurotransmetteurs.
Sujet aux troubles digestifs ? L’alcool n’est peut-être pas une très bonne idée.
Effet de l'alcool sur l'inflammation
L’inflammation résulte de voies oxydatives et non oxydatives du métabolisme de l’alcool. Le stress oxydatif entraine des dommages cellulaires et génère l’inflammation.
L’alcool est principalement métabolisé dans le foie, mais les enzymes impliquées dans ce processus sont également présentes dans la muqueuse intestinale.
Le métabolisme de l’alcool dans l’intestin peut entrainer une perturbation de l’homéostasie tissulaire et une inflammation intestinale.
Mécanismes sous-jacents
L’alcool modifie la composition et la fonction du microbiote intestinal, entrainant une dysbiose et une surcroissance bactérienne.
S’attaquant aux cellules épithéliales et aux protéines qui régulent les jonctions serrées de l’intestin, il augmente aussi la perméabilité intestinale, ce qui permet aux endotoxines bactériennes de pénétrer dans le sang et de provoquer une inflammation systémique dans l’organisme.
Enfin, il perturbe également l’immunité muqueuse intestinale en réduisant la production de mucus et en altérant la production et l’activité des cellules immunitaires et en augmentant la production de cytokines inflammatoires.
En réduisant la capacité des cellules immunitaires à combattre les pathogènes et perturbant l’équilibre de la
réponse immunitaire, il est ainsi responsable d’un dysfonctionnement immunitaire qui contribue à l’inflammation
dans l’intestin.
Conséquences
L’inflammation intestinale causée par l’alcool peut engendrer divers troubles digestifs, qui peuvent être aggravés par d’autres facteurs comme la pratique d’un sport d’impacts chez le sportif, mais également un état inflammatoire global : l’inflammation de bas grade.
Mais une consommation excessive d’alcool est aussi mise en lien avec de maladies inflammatoires de l’intestin (MII).
Elle peut également être à l’origine de maladies du foie et augmenter le risque de cancers gastro intestinaux.
Stratégies thérapeutiques
Outre la diminution de la consommation d’alcool, des études suggèrent que plusieurs modifications du régime alimentaire pourraient aider à atténuer certains des risques associés à la consommation excessive et chronique d’alcool.
Des essais contrôlés sont encore nécessaires à prouver l’efficacité de compléments alimentaires dans la prévention ou inversion des effets de l’alcool, mais quelques pistes existent :
- Alimentation riche en anti-oxydants, pré et probiotiques, acides gras insaturés
- Complémentation en glutamine, glucosamine. collagène, vitamines B, zinc
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