Certains glucides issus de l’amidon, comme la maltodextrine ou l’amylopectine ne sont pas étiquetés comme des sucres. Pourquoi ? Parce que chimiquement ce ne sont pas des monosaccharides ni des disaccharides.
Ces termes un peu barbares désignent les glucides contenant 1 ou 2 molécules d’oses (comme le glucose par exemple).
Au dessus de 2 molécules, ce sont des glucides complexes.
Pour autant, glucide complexe ne veut pas dire glucide assimilé lentement (« sucre lent »).
L’amylopectine est très ramifiée elle est facilement hydrolysée par les enzymes digestives, contrairement à l’amylose qui est l’autre molécule de l’amidon retrouvée dans les féculents (féculent = aliment riche en amidon). Les glucides sont donc rapidement disponibles.
La maltodextrine est, elle, obtenue à partir d’une hydrolyse de l’amidon.
Selon le degré d’hydrolyse (le moment où on arrête le processus) elle va contenir différentes proportions de glucides complexes et de glucides simples : polyosides (plus de 10 oses), oligosides (3 à 10 oses) comme le maltotriose (3 glucoses), maltose (2 glucoses), glucose (1 ose). Le Dextrose Equivalent (DE) est un indicateur du degré d’hydrolyse.
Les oligosides sont un intermédiaire entre les polyosides et les glucides simples, mais leur petite taille en fait des glucides rapidement assimilés bien qu’ils ne puissent pas être appelés « sucres » sur l’étiquette.
Exemple d’étiquetage nutritionnel correspondant à de la maltodextrine à DE élevé (IG haut) destinée à une consommation pendant l’effort, isolé ou mélangé à d’autres ingrédients.