*LCHF = low carb high fat.
Pauvre en glucides, riche en graisses
Ecœurement du sucré, peur du sucre ou de l’hypoglycémie réactionnelle… La tendance sur ultra, et sur endurance tout court, c’est le gras.
Popularisé notamment par une marque désormais assez connue, le ravitaillement riche en graisses permettrait une énergie « longue durée » à en croire les packagings.
Beurres de noix et purées ou barres à base d’oléagineux fleurissent sur le marché.
Mais… bonne ou mauvaise idée ?
Pas trop de suspense : plutôt mauvaise idée.
Le risque à l’effort, c’est la pénurie de glucides.
Même les athlètes les plus secs ont quelques milliers de calories stockées sous forme de graisse.
De plus, les lipides sont des nutriments qui ralentissent la vidange gastrique, ce qui induit un risque de troubles digestifs hauts (nausées, vomissements).
Sur le plan intestinal, ils demandent un effort de digestion important, de par leur taille et les voies métaboliques utilisées.
Or, pendant un effort, le système digestif n’est pas irrigué. On parle d’ischémie mésentérique.
Plus l’effort est intense ou prolongé, plus les produits consommés doivent être digestes.
« Mais j’aime bien !«
Il ne faut pas confondre envies et besoins lors d’un passage sur les ravitaillements !
Trouver des alternatives quand les produits sucrés ne passent plus est une excellente chose à faire, mais il ne faut pas se tirer une balle dans le pied non plus. Il existe des aliments avec un goût peu/pas sucré qui sont bas en lipides.
Se faire plaisir, c’est important aussi, surtout sur ultra, mais attention aux quantités.