Troubles digestifs, retrouver un ventre tranquille.
Côlon irritable, ballonnements chroniques, reflux, intolérances. Une approche méthodique, sans suppression à l’aveugle, pour identifier les vrais déclencheurs et reconstruire une alimentation que vous tolérez bien.
Sortir des intolérances par la méthode.
Je suis diététicienne diplômée d’État, formée à l’approche FODMAP par la Monash University. Je travaille avec des personnes qui ont souvent traîné leurs symptômes pendant des années, accumulé les évictions, et perdu confiance dans leur alimentation. Mon rôle : remettre de la rigueur méthodologique dans le diagnostic, identifier vos vrais déclencheurs personnels, et reconstruire avec vous un spectre alimentaire large.
Sortir du tunnel des intolérances.
Beaucoup de personnes finissent par éliminer aliment après aliment dans l’espoir d’un soulagement. Et finissent avec une assiette pauvre, des angoisses alimentaires, et des symptômes qui persistent. Mon approche : remettre de la méthode, identifier les vrais déclencheurs, et réintroduire ce qui peut l’être.
- ✓Syndrome de l’intestin irritable (SII) diagnostiqué ou suspecté
- ✓Ballonnements chroniques après les repas, sans cause médicale identifiée
- ✓Reflux gastro-œsophagien (RGO) et alimentation à adapter
- ✓Suspicion d’intolérance au lactose, au gluten, aux FODMAP
- ✓Dysbiose intestinale en lien avec stress ou antibiothérapie récente
- ✓Spectre alimentaire qui se réduit progressivement par auto-élimination
Une méthode en 3 phases.
Aucune élimination définitive sans protocole. Mon approche s’inspire des recommandations de la Monash University (référence internationale sur les FODMAP) et reste personnalisée à votre profil.
Phase de diagnostic
Bilan complet, journal alimentaire et symptômes sur 7 à 14 jours. Identification des aliments suspects, du contexte des crises, du rythme et de la qualité du sommeil. Sans ce diagnostic, on travaille à l’aveugle.
Phase d’éviction ciblée
Selon le profil : éviction FODMAP courte (4 à 6 semaines), test sans lactose, test sans gluten avec reproductibilité. Jamais d’éviction permanente sans test de réintroduction structuré.
Phase de réintroduction
Étape la plus importante et la plus négligée. Chaque famille d’aliments est réintroduite séparément, avec une grille de tolérance. Permet de reconstruire un spectre alimentaire large et serein.
Stabilisation à long terme
Une fois les déclencheurs identifiés, l’alimentation se stabilise. La majorité des personnes peuvent à terme manger 80 à 90 % de ce qu’elles mangeaient avant, en évitant simplement leurs vrais déclencheurs personnels.
Les principales catégories de FODMAP.
Les FODMAP sont des sucres fermentescibles qui peuvent déclencher des symptômes chez les personnes avec un intestin sensible. Cinq grandes familles, à tester séparément en phase de réintroduction.
| Famille | Type de sucre | Aliments concernés | Tolérance fréquente |
|---|---|---|---|
| Fructose | Mono-saccharide | Pommes, poires, mangue, miel, sirop d’agave | Variable, dose-dépendante |
| Lactose | Di-saccharide | Lait, yaourts, fromages frais, glaces | 70 à 80 % bonne tolérance |
| Fructanes | Oligo-saccharides | Blé, seigle, oignon, ail, artichaut | Souvent mal tolérés en SII |
| GOS (galactanes) | Oligo-saccharides | Légumineuses, pois chiches, lentilles | Souvent mal tolérés |
| Polyols | Sucres-alcools | Pommes, prunes, choux-fleurs, édulcorants en -ol | Très mal tolérés |
Ce qu’il faut faire et éviter.
✓ Les bonnes pratiques
- Tenir un journal alimentaire et symptômes sur 7 à 14 jours
- Manger lentement, à heures régulières, dans un environnement calme
- Phases d’éviction limitées et réintroduction structurée
- Avoir un suivi médical pour éliminer une cause pathologique
- Travailler en parallèle le stress et le sommeil
- Hydratation régulière entre les repas
✕ Les pratiques contre-productives
- Éviction définitive du gluten, du lactose ou d’une famille entière sans test
- Multiplication des compléments alimentaires sans avis professionnel
- Régime FODMAP suivi à vie (déséquilibre du microbiote)
- Diagnostic auto-établi sans bilan médical préalable
- Sauter des repas pour éviter les symptômes
- Remplacer le médecin par TikTok et Instagram
Les erreurs qui aggravent les symptômes.
L’auto-traitement des troubles digestifs aboutit souvent à un appauvrissement alimentaire qui accentue le problème.
Éliminer le gluten sans test
Sauf maladie cœliaque diagnostiquée, l’éviction du gluten n’est justifiée qu’après protocole structuré (réintroduction en aveugle). Beaucoup de personnes s’auto-diagnostiquent intolérantes alors que le vrai déclencheur est le fructane (présent dans le blé, mais éliminable autrement).
Le régime FODMAP à vie
Le protocole FODMAP est conçu pour 4 à 8 semaines, suivies d’une réintroduction systématique. Un suivi prolongé appauvrit le microbiote intestinal et peut paradoxalement aggraver le SII à long terme.
Multiplier les probiotiques
Tous les probiotiques ne se valent pas. Certaines souches ont des indications précises (Bifidobacterium infantis 35624 pour le SII, par exemple). Sans étude récente derrière, vous payez de l’eau.
Négliger le stress
L’axe intestin-cerveau est documenté. Un travail nutritionnel sans prise en compte du stress chronique, du sommeil dégradé ou de l’anxiété donne des résultats limités. Souvent, l’alimentation seule ne suffit pas.
Un premier pas, à votre rythme.
Le bilan initial n’engage à rien. C’est l’occasion de faire le point sans pression et de voir si l’accompagnement vous correspond.